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Kyotherm réalise une sixième levée de fonds

La revue GreenUnivers consacre un article à la 6ème levée de fonds de Kyotherm :

Kyotherm réussit un 6e tour de table à 4,8 M€

Arrangeur et financeur de projets de chaleur renouvelable et d’efficacité énergétique, Kyotherm vient de clore une levée de 4,8 M€. Les fonds proviennent des actionnaires historiques, en l’occurrence les fonds Noria Invest (actionnaire de référence), GreenQuest 2 et Starquest ISF 4. Mais aussi d’un nouvel investisseur, Johes, une société familiale assez discrète. Elle est présidée par Jean-François Vaury et est notamment actionnaire de Green Services Group,TEEO et Greensolver. Johes a aussi investi dans Echy, Station Energy et ASV. Le fondateur de Kyotherm Arnaud Susplugas est actionnaire minoritaire mais conserve le contrôle.

Un point fort, la géothermie

L’argent levé sera fléché selon les deux axes suivis par la société depuis plusieurs années. Tout d’abord le co-développement de lourds projets de chaleur renouvelable ou fatale, avec un tropisme majeur, la Kyothermgéothermie – les six opérations bouclées depuis la création concernent principalement cette énergie. Kyotherm est par exemple actionnaire à 34% de la Société Géothermale du Val d’Europe, dédiée au réseau de chaleur géothermique du projet Villages Nature, à côté de Disneyland Paris – un projet contesté mais autorisé (cf l’avis de la DRIEE Ile-de-France en 2012). Une première phase géothermique à 35 M€ a été bouclée. Mais il reste encore beaucoup de chaleur à vendre (merci le Dogger…) et une tranche 2 est en prospection.

Au-delà de la géothermie, la société est en développement sur le segment biomasse. Et étudie notamment un projet de centrale de cogénération bois de 2 MW pour un établissement d’enseignement.

Là réside 80% de l’activité de Kyotherm, qui ne dévoile pas son chiffre d’affaires 2015 et encore moins sa rentabilité : « nous créons de la valeur pour les actionnaires », déclare sobrement Arnaud Susplugas.

“Un coût de financement attractif”

Second axe, le tiers-financement de travaux d’efficacité énergétique dans l’industrie notamment (variateurs de vitesse, chaleur fatale…), structuré à partir de contrats de performance énergétique. Le tout selon une répartition usuelle de 33%/66%  des gains entre le client et Kyotherm, sur des contrats de 8 à 25 ans. Mais comment rassurer en ce moment les investisseurs et financeurs dans ce secteur très fragilisé par la chute des prix des énergies fossiles, en particulier le gaz ? « Nous répondons par la qualité de la structuration des projets, argumente Arnaud Susplugas, et parvenons souvent à transformer un projet industriel en actif financier, avec un coût de financement attractif et en acceptant parfois des rendements limités. »

Employeur de trois personnes mais gros acheteur de consulting, Kyotherm cohabite sur le segment des gros projets avec les mastodontes que sont Dalkia et Cofely – avec parfois des partenariats étroits, comme c’est le cas pour Villages Nature avec Cofely. Un positionnement manifestement réussi, vu la confiance des actionnaires : l’entreprise en est à son 6e tour de table depuis sa création en 2011.

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